ÉPISODE 144

Quand ton entreprise grandit moins vite que toi…

Je crois qu’il y a quelque chose d’important que j’ai envie de vous partager aujourd’hui, parce que ces dernières semaines, beaucoup l’ont senti, beaucoup me l’ont dit : ma communication a changé, mon énergie a changé, mon positionnement a changé, et ce n’est pas un hasard, c’est le résultat d’un réalignement.

Et parfois, les réalignements les plus puissants ne ressemblent pas à une révolution extérieure, mais à une vérité intérieure qu’on arrête enfin de contourner.


Quand l’humaine évolue plus vite que l’entreprise

Quand j’ai créé mon entreprise en ligne, je l’ai construite depuis un espace très précis : celui de la survie. Pas dans le sens où j’étais encore dedans, mais dans le sens où tout ce que je transmettais venait de ce que j’avais traversé.

J’avais connu les galères financières, la peur, le manque, les dettes, l’impression que tout allait s’écrouler, l’impression que l’argent décidait de ma valeur, de ma sécurité, de mon avenir. Et quand j’en suis sortie, quand j’ai commencé à comprendre ce qui m’avait réellement permis de transformer ma relation à l’argent, ma réalité, mon identité… j’ai voulu transmettre ça.

J’ai voulu mettre des mots dessus, j’ai voulu rendre ça accessible, j’ai voulu tendre la main à celles qui étaient encore là où, moi, j’avais été.

Et ça a marché.

Mes programmes ont transformé des femmes, elles ont fait de l’argent, elles ont débloqué des choses, elles ont changé leur rapport à elles-mêmes, elles ont osé, elles se sont expansées, et ça, j’en serai toujours fière.

Mais avec le recul, je vois quelque chose de très clair : j’ai construit une partie de mon entreprise en parlant au problème.

Même si mon intention était l’expansion, mon point d’entrée restait souvent la douleur, le manque, la difficulté, le « comment sortir de là ».

Et ça, c’était juste, à ce moment-là, parce que mon entreprise portait exactement la version de moi que j’étais prête à transmettre. Mais voilà ce qu’on ne dit pas assez : parfois, l’humaine évolue plus vite que l’entreprise.

Et ça… c’est exactement ce qui m’est arrivé.

Moi, ces derniers mois, j’ai changé. Ma relation à l’argent a encore changé, ma posture a changé, ma capacité à recevoir a changé, mon niveau de sécurité intérieure a changé, ma manière de voir le leadership a changé, et à un moment donné, j’ai compris que l'entreprise BGD devait suivre, que je ne pouvais plus continuer à parler à la version d’hier alors que moi-même, je n’étais déjà plus là.

Et ça demande du courage.

Parce que réaligner son entreprise, ce n’est pas juste changer des mots. C’est accepter de perdre certaines attaches, certaines identités, certains réflexes, c’est accepter de regarder ce qui ne colle plus, c’est accepter que ce qui a fonctionné hier n’est peut-être plus ce qui vous portera demain.

Et ça demande énormément d’humilité, de subtilité, de remise en question, de lâcher-prise, de laisser mourir des choses sans dramatiser, parce que l’ego adore s’accrocher à ce qu’il connaît, même quand ce n’est plus juste.

Et aujourd’hui, je peux vous dire quelque chose avec beaucoup de clarté : je n’ai plus envie de m’adresser à des femmes qui attendent d’être sauvées. Je n’ai plus envie d’être la solution à un problème. Je veux être l’expansion d’une femme déjà debout, d’une femme qui crée déjà, qui gagne déjà, parfois très bien, mais qui sait qu’elle peut aller encore plus loin, pas forcément en faisant plus, mais en faisant plus juste, plus aligné, plus puissant, plus libre.

Aujourd’hui, je parle à celles qui savent déjà, celles qui ont construit, celles qui ont prouvé, celles qui ont validé leur capacité, mais qui sentent qu’elles ne veulent plus continuer de cette façon. Parce qu’on peut très bien gagner sa vie… et ne pas aimer la manière dont on la gagne.

Et ça, c’est un vrai sujet, parce que beaucoup pensent que le problème disparaît quand l’argent arrive, mais parfois, l’argent arrive… et le problème change juste de forme.

Ce n’est plus « comment faire de l’argent », c’est « comment faire de l’argent sans me perdre ».

Et là, on entre dans un tout autre niveau.


Doubler ses prix, c’est aussi changer de posture

Ces dernières semaines ont été extrêmement révélatrices pour moi. Elles m’ont demandé d’être accompagnée, de me regarder sans filtre, de prendre des décisions inconfortables, de me repositionner et notamment… d’augmenter mes prix.

Et ça, j’ai envie d’en parler.

Parce que oui, aujourd’hui, j’ai doublé tous mes prix, et non, ce n’est pas juste une question d’argent, c’est une question de posture.

Avant, j’aurais culpabilisé, j’aurais eu peur, une partie de moi aurait pensé : « Est-ce que je mérite vraiment ça ? »

Parce qu’au fond, il restait encore cette vieille croyance : si ce n’est pas difficile, alors ça ne vaut pas, si ce n’est pas dur, alors ce n’est pas légitime.

Mais aujourd’hui, je sais l’inverse.

Aujourd’hui, je sais que plus c’est facile pour moi… plus c’est justement là que réside ma valeur, parce que ce qui est naturel pour vous n’est pas naturel pour quelqu’un d’autre, ce qui est évident pour vous peut transformer la vie de quelqu’un, ce qui est fluide pour vous peut être inaccessible pour une autre.

Et ça s’appelle un don.

Et un don mérite d’être reconnu, valorisé, rémunéré, pas parce qu’il est compliqué, mais parce qu’il est rare.

J’ai augmenté mes prix pour moi, parce que mon entreprise doit refléter la femme que je suis devenue, mais je l’ai aussi fait pour mes clientes.

Parce que quand une femme investit à un autre niveau, elle entre différemment. Elle ne vient plus consommer, elle vient s’engager, elle vient prendre sa responsabilité, elle vient prendre son pouvoir, et ça change tout.

Parce qu’on ne paie pas juste pour accéder, on paie pour se rencontrer à un autre niveau. Et ça, c’est sacré.

Et je l’ai aussi fait par sororité, parce que j’ai envie de montrer aux femmes que ce qu’elles apportent au monde mérite mieux que d’être minimisé. J’ai envie qu’elles voient, à travers moi, qu’on peut assumer sa valeur sans honte, qu’on peut être haut de gamme sans culpabilité, qu’on peut être "chère" sans se justifier, qu’on peut être puissante sans se diminuer pour rassurer.

Et ça… ça fait partie de mon travail aujourd’hui.


Une entreprise qui monte de niveau parce que vous montez de niveau

Mon entreprise monte de niveau parce que moi, je suis montée de niveau. Et tout ça est profondément logique. Ce n’est pas soudain, ce n’est pas impulsif, c’est la suite naturelle d’une évolution.

BGD entre dans une nouvelle ère, plus mature, plus fine, plus exigeante, plus profonde.

Et honnêtement ? J’en suis fière, parce que je sais tout ce qu’il a fallu lâcher pour en arriver là, et je sais surtout que ce n’est que le début.

Et si vous aussi, en m’écoutant aujourd’hui, vous sentez qu’il y a quelque chose dans votre entreprise, dans votre manière de vendre, dans votre manière de recevoir, dans votre manière de porter… qui ne vous ressemble plus, alors peut-être que vous êtes exactement à cet endroit de bascule.

Peut-être que votre expansion vous demande de faire moins par réflexe et plus par vérité, peut-être que ce que vous appelez confusion aujourd’hui est simplement votre prochain niveau qui essaie de naître.

Mais pour ça, il faut avoir le courage de regarder ce qui n’est plus aligné, de lâcher ce qui a pourtant bien fonctionné, et d’accepter que grandir demande parfois de devenir étrangère à son ancienne façon de faire.

Et croyez-moi, ce n’est pas une perte, c’est une initiation, parce qu’à chaque fois que vous choisissez de vous honorer davantage, de valoriser davantage ce que vous êtes, de prendre votre place avec plus de solidité… votre réalité n’a pas d’autre choix que de s’ajuster à ce nouveau standard.

J’ai hâte de ma suite à moi, parce que je peux déjà l’entrevoir, mais alors, qu’est-ce que j’ai hâte pour la vôtre aussi… On en reparlera.

Je vous retrouve mercredi prochain pour le prochain épisode.

Avec tout mon amour,
Coline